Donner une seconde vie aux objets cassés
dans l'esprit wabi sabi

Après 29 ans dans l’enseignement, l’ingénierie de projets artistiques et culturels puis l’ingénierie de formation, j’ai initié en 2024 une reconversion professionnelle afin de mobiliser le geste artisanal, guidée par une attention aux objets, à leur matérialité et sensualité : réparer les lacunes et retoucher des tableaux, intervenir sur les failles et les brisures de céramiques, créer des objets insolites à partir de pièces disparates… dans l’esprit slow repair et wabi sabi.

Ne pas rechercher la perfection ni à redonner un état neuf à un objet mais intervenir de manière minimaliste, voire à sublimer ses blessures, est précisément la philosophie du Kintsugi (restauration japonaise des céramiques).

Cette école de restauration, non-toxique et antibactérienne, naturelle et durable, est la seule permettant une réutilisation alimentaire des objets.

Les objets, autant communs que luxueux, sont sublimés par la laque urushi, les poudres métalliques, l’argent ou l’or. Marqués par les traces du temps, gardiens de murmures et d’histoires, leurs brisures et leur réparation font partie de leur histoire, sans être dissimulées.

Entourée et stimulée par la philosophie des cabinets de curiosité, j’assemble aussi de manière spontanée des objets et sujets orphelins pour créer un peuple de chimères, destinées à surprendre, émouvoir et questionner. Clin d’œil au surréalisme et à l’art brut, théières et poupées se télescopent et s’amourachent.

Comme le kintsugi qui révèle les blessures d’un objet plutôt que de les masquer, la chimère assume sa bizarrerie, l’expose aux yeux de celle ou celui qui ose la regarder.

Aucune leçon de vie ici, ni d’histoire romancée sur la réparation des fêlures, cicatrices ou lacunes mais un geste artisanal patient, amoureux et délicat qui, chemin faisant, s’autorise la fantaisie pour donner une seconde vie, parfois insolite, aux objets qui viennent papillonner entre mes mains.

La philosophie wabi sabi

Le terme wabi signifie littéralement sobriété et simplicité. Sabi correspond au sentiment de paix qui émane des choses anciennes.

L’art du kintsugi est basé sur l’esthétique japonaise du wabi sabi. Il met en évidence les imperfections des objets, invite à accepter les défauts pour en révéler toute la beauté.

Contactez-moi si vous souhaitez valoriser l’imperfection esthétique, acquérir une pièce unique… et si vous préférez un objet sentimental à restaurer plutôt qu’un objet neuf sans histoire.

Si tu préfères un objet sentimental à restaurer plutôt qu’un objet neuf sans histoire...
suis-moi

J’ai appris et apprends encore auprès de professionnels, parmi lesquels :

  • Iris Lelièvre (Atelier de la Boucle à Besançon), pour un apprentissage régulier en restauration de tableaux : déontologie, diagnostic de base, voilage général et localisé, décrassage et allègement de vernis, masticage des lacunes, reprise des lacunes et des déchirures, réintégration chromatique, protection.
  • Joëlle Pâtissier-Vallemont (Atelier de la Renaissance à Lyon, Centre de formation spécialisé dans la conservation et restauration de tableaux) pour un stage d’initiation en conservation et restauration de peintures de chevalet.
  • Béatrice Jacotot (Cérakin à Paris), lors d’une formation dispensée au Campus MaNa : connaissances théoriques du concept de wabi-sabi, histoire et technique traditionnelle du kintsugi et de la pratique de la laque, apprentissage des différentes étapes de réalisation du kintsugi (collage, comblement, pose des différentes laques et des poudres métalliques de finition, connaissances sur les conditions de siccativation de la laque urushi).
Le Progrès du Jura 15 octobre 2025
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L'Est républicain 16-10-2025
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Exposition au Bocal de Salins-les-Bains, octobre 2025
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